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lundi 14 juillet 2008

Marthe filait, assise en haut sur le palier (Alphonse de Lamartine)

Faute d'Arthur Rimbaud et de voyelles ainsi que de Guillaume Apollinaire, de pont Mirabeau et de Nuit Rhénane, la carte du comptoir des vers propose un opus à connotation domestique de Lamartine.

Marthe filait, assise en haut sur le palier.

Son fuseau de sa main roula sur l'escalier ;

Elle leva sur moi son regard sans mot dire ;

Et, comme si son oeil dans mon coeur eût pu lire,

Elle m'ouvrit ma chambre et ne me parla pas.

Le chien seul en jappant s'élança sur mes pas,

Bondit autour de moi de joie et de tendresse,

Se roula sur mes pieds enchaîné de caresse,

Léchant mes mains, mordant mon habit, mon soulier,

Sautant du seuil au lit, de la chaise au foyer,

Fêtant toute la chambre, et semblant aux murs même,

Par ses bonds et ses cris, annoncer ce qu'il aime ;

Puis, sur mon sac poudreux à mes pieds étendu,

Me couva d'un regard dans le mien suspendu.

Me pardonnerez-vous, vous qui n'avez sur terre

Pas même cet ami du pauvre solitaire ?

Mais ce regard si doux, si triste de mon chien,

Fit monter de mon coeur des larmes dans le mien.

J'entourai de mes bras son cou gonflé de joie ;

Des gouttes de mes yeux roulèrent sur sa soie :

O pauvre et seul ami, viens, lui dis-je, aimons-nous !

Car partout où Dieu mit deux coeurs, s'aimer est doux !

mardi 18 septembre 2007

Là-haut sur ces montagnes (Anonyme)

Là-haut là-haut sur ces montagnes

Il y avait un doux berger

Qui disait dans son langage

Qu'il voulait se marier.

Belles bergères entrez en danse

Regardez comme l'on danse

Faites des tours et des demi-tours

Belles embrassez vos amours !