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mardi 2 février 2010

Le chêne et le roseau (fable - Jean de la Fontaine)

"Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr ..."

"Je plie et ne rompt pas ...
"

La carte du comptoir des vers propose ce soir "le chêne et le roseau", fable chlorophyllienne et venteuse de Jean de la Fontaine .

La carte du comptoir des poésies, sans autre commentaire ou explication de texte, rappelle à ses lecteurs qu'elle suggère en bas de ce poème de très nombreux "classiques" .


Le Chêne un jour dit au Roseau :

"Vous avez bien sujet d'accuser la Nature ;

Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.

Le moindre vent, qui d'aventure

Fait rider la face de l'eau,

Vous oblige à baisser la tête :

Cependant que mon front, au Caucase pareil,

Non content d'arrêter les rayons du soleil,

Brave l'effort de la tempête.

Tout vous est Aquilon, tout me semble Zéphyr.

Encor si vous naissiez à l'abri du feuillage

Dont je couvre le voisinage,

Vous n'auriez pas tant à souffrir :

Je vous défendrais de l'orage ;

Mais vous naissez le plus souvent

Sur les humides bords des Royaumes du vent.

La nature envers vous me semble bien injuste.

Votre compassion, lui répondit l'Arbuste,

Part d'un bon naturel ; mais quittez ce souci.

Les vents me sont moins qu'à vous redoutables.

Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu'ici

Contre leurs coups épouvantables

Résisté sans courber le dos ;

Mais attendons la fin. "Comme il disait ces mots,

Du bout de l'horizon accourt avec furie

Le plus terrible des enfants

Que le Nord eût portés jusque-là dans ses flancs.

L'Arbre tient bon ; le Roseau plie.

Le vent redouble ses efforts,

Et fait si bien qu'il déracine

Celui de qui la tête au Ciel était voisine

Et dont les pieds touchaient à l'Empire des Morts.

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Les "classiques" de la
carte du comptoir
des vers :

- Jean de la Fontaine : le loup et l'agneau, le savetier et le financier, le corbeau et le renard, le cheval s'étant voulu venger du cerf , le Coche et la Mouche, épitaphe d'un paresseux, la poule aux oeufs d'or

- Edmond Rostand : tirade des nez de Cyrano de Bergerac, sept moyens de monter dans la Lune (Cyrano de Bergerac), petit chat, rois mages, l'hymne au soleil, nénuphars

- Joachim du Bellay : heureux qui comme Ulysse, au fleuve de Loire, Scève je me trouvais comme le fils d'Anchise, cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire,à Madame Marguerite d'écrire en sa langue

- Victor Hugo : ce siècle avait deux ans, demain dès l'aube, l'an neuf de l'Hegire, les Djinns, Jeanne était au pain sec, mes poèmes, à une jeune fille, Hermina, mon bras pressait ta taille frêle, jolies femmes

- Guillaume Apollinaire : le Pont Mirabeau, l'adieu, nuit rhénane, chant de l'horizon en Champagne,le chef de section, à l'Italie, nocturne, acousmate, dans l'abri-caverne, Annie, Marizibill, le vigneron champenois, ô naturel désir, l'émigrant de Landor Road, la Victoire, à la Santé

- Arthur Rimbaud : le bateau ivre, le dormeur du val, voyelles, sensations, les étrennes des orphelins, les douaniers, au cabaret vert (cinq heures du soir), petites amoureuses, Michel et Christine, ma Bohème, aube, soleil et chair, les assis, Vénus Anadyomène, chant de guerre parisien, première soirée, Marine, l'homme juste, les mains de Jeanne-Marie, chanson de la plus haute tour, jeune ménage,tête de faune, à la musique, mouvement, age d'or, ô saisons ô chateaux, Bruxelles, l'orgie parisienne, les pauvres à l'église

- Charles Baudelaire : l'albatros, les bijoux, à une dame créole, quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, "j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans", je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre (prélude à Sarah), une martyre, correspondances, le soleil, toute entière, j'aime le souvenir de ces époques nues, une mendiante rousse, confession, à celle qui est trop gaie,les ténèbres, le chat

- Louis Aragon : l'étrangère, que serais-je sans toi ?, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, Santa Espina, la rose et le réséda, les mains d'Elsa, Charlot mystique, un jour un jour, nous dormirons ensemble, l'affiche rouge, la belle italienne, chambre garnie, chambres d'un moment, Elsa, Elsa au miroir, j'arrive où je suis étranger, les yeux d'Elsa

- Sabine Sicaud : douleur je vous déteste, jour de fièvre, la solitude, vous parler ?, premières feuilles, chemins de l'ouest, la vieille femme de la Lune, la grotte des lépreux

-
José Maria de Heredia : les conquérants ("comme un vol de gerfauts hors du charnier natal"), l'esclave, le tepidarium, la belle viole, le vitrail, le voeu, fleurs de feu, soir de bataille, Tranquillus, le bain

- Et, aussi, l'impayable poème acadien de H.W. Longfellow Evangéline

mercredi 18 mars 2009

La flute (Alfred de Vigny)

La carte du comptoir fournit maintenant un (trop ?) long Alfred de Vigny, poète insipide spécialiste de la flûte voire du pipeau.

La carte du comptoir des poésies, sans plus de commentaires ni d'explications, suggère ses "classiques" en bas de cet opus.


Un jour je vis s'asseoir au pied de ce grand arbre

Un Pauvre qui posa sur ce vieux banc de marbre

Son sac et son chapeau, s'empressa d'achever

Uu morceau de pain noir, puis se mit à rêver.

Il paraissait chercher dans les longues allées

Quelqu'un pour écouter ses chansons désolées,

Il suivait à regret la trace des passants

Rares et qui, pressés, s'en allaient en tous sens.

Avec eux s'enfuyait l'aumône disparue,

Prix douteux d'un lit dur en quelque étroite rue

Et d'un amer souper dans un logis malsain.

Cependant il tirait lentement de son sein,

Comme se préparait au martyre un apôtre,

Les trois parts d'une Flûte et liait l'une à l'autre

Essayait l'embouchure à son menton tremblant,

Faisait mouvoir la clef, l'épurait en soufflant,

Sur ses genoux ployés frottait le bois d'ébène,

Puis jouait. Mais son front en vain gonflait sa veine,

Personne autour de lui pour entendre et juger

L'humble acteur d'un public ingrat et passager.

J'approchais une main du vieux chapeau d'artiste

Sans attendre un regard de son oeil doux et triste

En ce temps, de révolte et d'orgueil si rempli ;

Mais, quoique pauvre, il fut modeste et très poli.

Il me fit un tableau de sa pénible vie.

Poussé par ce démon qui toujours nous convie,

Ayant tout essayé, rien ne lui réussit,

Et le chaos entier roulait dans son récit.

Ce n'était qu'élan brusque et qu'ambitions folles,

Qu'entreprise avortée et grandeur en paroles.

D'abord, à son départ, orgueil démesuré,

Gigantesque écriteau sur un front assuré,

Promené dans Paris d'une façon hautaine :

Bonaparte et Byron, poète et capitaine,

Législateur aussi, chef de religion

De tous les écoliers c'est la contagion,

Père d'un panthéisme orné de plusieurs choses,

De quelques âges d'or et des métempsychoses

De Boudha, qu'en son coeur il croyait inventer ;

Il l'appliquait à tout, espérant importer

Sa révolution dans sa philosophie ;

Mais des contrebandiers notre âge se défie,

Bientôt par nos fleurets le défaut est trouvé ;

D'un seul argument fin son ballon fut crevé.

Pour hisser sa nacelle il en gonfla bien d'autres

Que le vent dispersa. Fatigué des apôtres,

Il dépouilla leur froc. Lui-même le premier

Souriait tristement de cet air cavalier

Dont sa marche, au début, avait été fardée

Et, pour d'obscurs combats, si pesamment bardée ;

Car, plus grave à présent, d'une double lueur

Semblait se réchauffer et s'éclairer son coeur,

Le Bon Sens qui se voit, la Candeur qui l'avoue,

Coloraient en parlant les pâleurs de sa joue.

Laissant donc les couvents, panthéistes ou non,

Sur la poupe d'un drame il inscrivit son nom

Et vogua sur ces mers aux trompeuses étoiles,

Mais, faute de savoir, il sombra sous ses voiles

Avant d'avoir montré son pavillon aux airs.

Alors rien devant lui que flots noirs et déserts,

L'océan du travail si chargé de tempêtes

Où chaque vague emporte et brise mille têtes.

Là, flottant quelques jours sans force et sans fanal,

Son esprit surnagea dans les plis d'un journal,

Radeau désespéré que trop souvent déploie

L'équipage affamé qui se perd et se noie.

Il s'y noya de même, et de même, ayant faim,

Fit ce que fait tout homme invalide et sans pain.

Je gémis, disait-il, d'avoir une pauvre âme

Faible autant que serait l'âme de quelque femme,

Qui ne peut accomplir ce qu'elle a commencé

Et s'abat au départ sur tout chemin tracé.

L'idée à l'horizon est à peine entrevue,

Que sa lumière écrase et fait ployer ma vue.

Je vois grossir l'obstacle en invincible amas,

Je tombe ainsi que Paul en marchant vers Damas.

Pourquoi, me dit la voix qu'il faut aimer et craindre,

Pourquoi me poursuis-tu, toi qui ne peux m'étreindre ?

Et le rayon me trouble et la voix m'étourdit,

Et je demeure aveugle et je me sens maudit.

Non, criai-je en prenant ses deux mains dans les miennes,

Ni dans les grandes lois des croyances anciennes,

Ni dans nos dogmes froids, forgés à l'atelier,

Entre le banc du maître et ceux de l'écolier,

Ces faux Athéniens dépourvus d'Atticisme,

Qui nous soufflent aux yeux des bulles de sophisme,

N'ont découvert un mot par qui fût condamné

L'homme aveuglé d'esprit plus que l'aveugle-né.

C'est assez de souffrir sans se juger coupable

Pour avoir entrepris et pour être incapable,

J'aime, autant que le fort, le faible courageux

Qui lance un bras débile en des flots orageux,

De la glace d'un lac plonge dans la fournaise

Et d'un volcan profond va tourmenter la braise.

Ce Sisyphe éternel est beau, seul, tout meurtri,

Brûlé, précipité, sans jeter un seul cri,

Et n'avouant jamais qu'il saigne et qu'il succombe

A toujours ramasser son rocher qui retombe.

Si, plus haut parvenus, de glorieux esprits

Vous dédaignent jamais, méprisez leur mépris ;

Car ce sommet de tout, dominant toute gloire,

Ils n'y sont pas, ainsi que l'oeil pourrait le croire.

On n'est jamais en haut. Les forts, devant leurs pas,

Trouvent un nouveau mont inaperçu d'en bas.

Tel que l'on croit complet et maître en toute chose

Ne dit pas les savoirs qu'à tort on lui suppose,

Et qu'il est tel grand but qu'en vain il entreprit.

Tout homme a vu le mur qui borne son esprit.

Du corps et non de l'âme accusons l'indigence.

Des organes mauvais servent l'intelligence

Et touchent, en tordant et tourmentant leur noeud,

Ce qu'ils peuvent atteindre et non ce qu'elle veut.

En traducteurs grossiers de quelque auteur céleste

Ils parlent ... Elle chante et désire le reste.

Et, pour vous faire ici quelque comparaison,

Regardez votre Flûte, écoutez-en le son.

Est-ce bien celui-là que voulait faire entendre

La lèvre ? Était-il pas ou moins rude ou moins tendre ?

Eh bien, c'est au bois lourd que sont tous les défauts,

Votre souffle était juste et votre chant est faux.

Pour moi qui ne sais rien et vais du doute au rêve,

Je crois qu'après la mort, quand l'union s'achève,

L'âme retrouve alors la vue et la clarté,

Et que, jugeant son oeuvre avec sérénité,

Comprenant sans obstacle et s'expliquant sans peine,

Comme ses soeurs du ciel elle est puissante et reine,

Se mesure au vrai poids, connaît visiblement

Que son souffle était faux par le faux instrument,

N'était ni glorieux ni vil, n'étant pas libre ;

Que le corps seulement empêchait l'équilibre ;

Et, calme, elle reprend, dans l'idéal bonheur,

La sainte égalité des esprits du Seigneur.

Le Pauvre alors rougit d'une joie imprévue,

Et contempla sa Flûte avec une autre vue,

Puis, me connaissant mieux, sans craindre mon aspect,

Il la baisa deux fois en signe de respect,

Et joua, pour quitter ses airs anciens et tristes,

Ce Salve Regina que chantent les Trappistes.

Son regard attendri paraissait inspiré,

La note était plus juste et le souffle assuré.

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Les "classiques" de la
carte du comptoir des vers :


- José Maria de Heredia : les conquérants ("comme un vol de gerfauts hors du charnier natal"), l'esclave, la belle viole, le tepidarium, soir de bataille, le vitrail, le voeu, fleurs de feu, Tranquillus, le bain

-
Sabine Sicaud : douleur je vous déteste, jour de fièvre, vous parler ?, la solitude, chemins de l'ouest, la vieille femme de la Lune, premières feuilles, la grotte des lépreux

-
Joachim du Bellay : heureux qui comme Ulysse, cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire, au fleuve de Loire, à Madame Marguerite d'écrire en sa langue

- Charles Baudelaire : l'albatros, les bijoux, je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre (prélude à Sarah), une martyre, correspondances, à une dame créole, le soleil, toute entière, j'aime le souvenir de ces époques nues,les ténèbres, à celle qui est trop gaie,quand le ciel bas et lours pèse comme un couvercle, "j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans", une mendiante rousse, confession, le chat

-
Edmond Rostand : tirade des nez de Cyrano de Bergerac, sept moyens de monter dans la Lune (Cyrano de Bergerac), petit chat, rois mages, l'hymne au soleil, nénuphars

- Guillaume Apollinaire : le Pont Mirabeau, l'adieu, nuit rhénane, Annie, Marizibill, le chef de section, acousmate, chant de l'horizon en Champagne, dans l'abri-caverne, la Victoire, nocturne, le vigneron champenois, ô naturel désir, à l'Italie, l'émigrant de Landor Road, à la Santé

- Louis Aragon : l'étrangère, que serais-je sans toi ?, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, nous dormirons ensemble, Santa Espina,la rose et le réséda, un jour un jour, l'affiche rouge, la belle italienne, Charlot mystique, chambre garnie, chambres d'un moment,
Elsa, Elsa au miroir, les mains d'Elsa, j'arrive où je suis étranger, les yeux d'Elsa

- Arthur Rimbaud : le bateau ivre, le dormeur du val, voyelles, sensations, les assis, Vénus Anadyomène, chant de guerre parisien, première soirée, l'homme juste, les mains de Jeanne-Marie, les étrennes des orphelins, chanson de la plus haute tour, Marine, les douaniers, petites amoureuses, aube, soleil et chair, au cabaret vert (cinq heures du soir), ma Bohème, Michel et Christine, jeune ménage,tête de faune, à la musique, mouvement, age d'or, ô saisons ô chateaux, Bruxelles, l'orgie parisienne, les pauvres à l'église

- Et, bien entendu, le kitschissime poème acadien de H.W. Longfellow Evangéline

dimanche 8 mars 2009

Premières feuilles (Sabine Sicaud)

La carte du comptoir des vers persiste dans la publication des poèmes de Sabine Sicaud, poétesse précoce et méconnue, terrassée à l'age de 15 ans en 1928.
Pour en savoir plus sur Sabine Sicaud, rendez vous sur le site qui lui est consacré.

La carte du comptoir des poésies, sans autre commentaire, suggère aussi ses "classiques" en bas de ce poème.


Vous vous tendez vers moi, vertes petites mains des arbres,

Vertes petites mains des arbres du chemin.

Pendant que les vieux murs un peu plus se délabrent,

Que les vieilles maisons montrent leurs plaies,

Vous vous tendez vers moi, bourgeons des haies,

Verts petits doigts.

Petits doigts en coquilles,

Petits doigts jeunes, lumineux, pressés de vivre,

Par-dessus les vieux murs vous vous tendez vers nous.

Le vieux mur dit : "Gare au vent fou,

Gare au soleil trop vif, gare aux nuits qui scintillent,

Gare à la chèvre, à la chenille,

Gare à la vie, ô petits doigts !

Verts petits doigts griffus, bourrus et tendres,

Vous sentez bien pourquoi

Les vieux murs, ce matin, ont la voix de Cassandre.

Petits doigts en papier de soie,

Petits doigts de velours ou d'émail qui chatoie,

Vous savez bien pourquoi

Vous n'écouterez pas les murs couleur de cendre ...

Frêles éventails verts, mains du prochain été,

Nous sentons bien pourquoi vous n'écoutez

Ni les vieux murs, ni les toits qui s'affaissent ;

Nous savons bien pourquoi

Par-dessus les vieux murs, de tous vos petits doigts,

Vous faites signe à la jeunesse !


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Les "classiques" de la
carte du comptoir des vers :


- D'autres Sabine Sicaud : douleur je vous déteste, jour de fièvre, la vieille femme de la Lune, vous parler ?, premières feuilles

-
José Maria de Heredia : les conquérants ("comme un vol de gerfauts hors du charnier natal"), le tepidarium, le vitrail, l'esclave, soir de bataille, le voeu, la belle viole, fleurs de feu, Tranquillus, le bain

- Arthur Rimbaud : le bateau ivre, le dormeur du val, voyelles, sensations, Vénus Anadyomène, chant de guerre parisien, première soirée, aube, soleil et chair, chanson de la plus haute tour, les étrennes des orphelins, l'homme juste, Marine, petites amoureuses, au cabaret vert (cinq heures du soir), ma Bohème, les douaniers, Michel et Christine, les mains de Jeanne-Marie, les assis, tête de faune, à la musique, mouvement, age d'or, ô saisons ô chateaux, Bruxelles, l'orgie parisienne, jeune ménage, les pauvres à l'église

- Charles Baudelaire : l'albatros, les bijoux, à une dame créole, j'aime le souvenir de ces époques nues, je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre (prélude à Sarah), correspondances, "j'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans", à celle qui est trop gaie, le soleil, toute entière, une martyre, une mendiante rousse, confession, les ténèbres,
quand le ciel bas et lours pèse comme un couvercle, le chat

- Joachim du Bellay : heureux qui comme Ulysse, au fleuve de Loire, cent fois plus qu'à louer on se plaît à médire, à Madame Marguerite d'écrire en sa langue

-
Louis Aragon : l'étrangère, que serais-je sans toi ?, est-ce ainsi que les hommes vivent ?, un jour un jour, l'affiche rouge, la belle italienne, la rose et le réséda, Santa Espina, chambre garnie, chambres d'un moment, nous dormirons ensemble, Charlot mystique, Elsa, Elsa au miroir, les mains d'Elsa, j'arrive où je suis étranger, les yeux d'Elsa

- Edmond Rostand : tirade des nez de Cyrano de Bergerac, sept moyens de monter dans la Lune (Cyrano de Bergerac), petit chat, l'hymne au soleil, rois mages, nénuphars

- Guillaume Apollinaire : le Pont Mirabeau, l'adieu, nuit rhénane, acousmate, le chef de section, la Victoire, nocturne, le vigneron champenois, chant de l'horizon en Champagne, ô naturel désir, à l'Italie, Annie, Marizibill, dans l'abri-caverne, l'émigrant de Landor Road, à la Santé

- Et, bien entendu, le kitschissime poème acadien de H.W. Longfellow Evangéline